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Duché de Oldenburg - Terres et Propriétés

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Grundherrschaft and Gutsherrschaft in Germany[modifier | modifier le wikicode]

Pendant des siècles la plupart de nos ancêtres ont vécu dans des régions rurales et sous la tutelle d’un Grund- ou d’un Gutsherr (propriétaire). La plus grande partie des terres cultivables leur appartenait, le reste étant réparti entre de petits fermiers. Un Grundherr pouvait louer des terres aux fermiers (qui étaient plus ou moins indépendants). Un Grundherr pouvait être un seigneur d’une petite région, n’était pas forcément un noble, pouvait aussi être un monastère. Le système seigneurial était complexe et couvrait tous les aspects de la vie. Un Gutsherr, était aussi un seigneur : il était propriétaire des terres et les faisait cultiver par des travailleurs. Les fermiers alentour lui étaient soumis et leurs affaires étaient règlementées par lui-même ou son régisseur.

Il y avait trois formes de régime seigneurial:
1. Avec régisseur
2. Basé sur intérêts ou loyer annuels
3. Basé sur le système manorial ou patrimonial

  • Régime avec régisseurn
    Le système était composé d’un manoir et de quelques fermes dépendantes. Le seigneur possédait les terres agricoles, les près, les jardins, les bois, les lacs, les rivières, les canaux, les vignes et les moulins. Le seigneur habitait le manoir ou laissait le régisseur (Villikus) s’occuper des affaires. Cet homme était responsable d’encaisser les contributions des fermiers, appelés Grundholden. Il avait un pouvoir judiciaire. Même « indépendants », les fermiers faisaient d’une certaine façon partie du manoir.
  • Régime basé sur intérêts ou loyer annuels
    Le système fonctionnait un peu comme le système avec régisseur sauf qu’il n’accordait pas le droit à la propriété. Le seigneur louait la terre et recueillait les intérêts ou le loyer chaque année. Cette forme de régime était la plus répandue dans les régions de déboisement ou de colonisation.
  • Régime basé sur le système manorial ou patrimonial
    A l’est de la rivière Elbe, dans le Brandebourg, le Mecklenburg, la Pomeranie, l’est/ouest de la Prusse, la Silésie (Ober-/Niederlausitz) le Gutsherrschaft était en vigueur. Un “Gut” consistait en un manoir ou petit château, entouré d’une large région agricole avec plusieurs petites fermes (Vorwerk). Un Gutsherr (propriétaire d’un Gut) désirait surtout s’agrandir en remettant en culture des terres en friche et en annexant ou en achetant des fermes voisines. De cette façon un village entier pouvait se retrouver dans un Gutsherrschaft et progresser économiquement. La région entière était cultivée par des ouvriers agricoles, des fermiers dépendants et des pionniers (Gärtner, Häusler). Les membres d’un Gut devaient se soumettre à des règles plus ou moins sévères. Ils devaient respecter Erbuntertänigkeit (sorte d’esclavage qui se transférait à la génération suivante), Schollenpflicht (qui les obligeait à rester dans la région) et Gesindedienstzwang (qui exigeait de servir au manoir selon les besoins). Le Gutsherrschaft était très répandu car l’autorité légale était accordée au Gutsherrr s’il était noble. Ce dernier détenait à la fois les pouvoirs de la police et de la jurisprudence patrimoniale.

En raison de tous ces règlements, obligations, stipulations etc. il existe de nombreux documents concernant les transactions foncières et autres actions impliquant vos ancêtres Allemands ayant vécu en région rurale.

Relevés des terres et leur importance généalogique[modifier | modifier le wikicode]

Le 24 Février 1836, Le Grand-Duché de Oldenburg annonça que ce qui constituait précédemment les territoires de Munster serait répertorié au cadastre. Cette décision marque le début du relevé topographique du Grand-Duché de Oldenburg dans son entier. Le but était de déterminer plus exactement les impôts sur les propriétés. Jusqu’alors, les impôts étaient basés sur les déclarations des propriétaires. Souvent de larges parcelles de terres n’avaient pas été déclarées. A dater de 1836 les impôts sur les propriétés furent calculés plus précisément en se basant sur les lots du cadastre ; voir les nouvelles administrations de Vechta et de Cloppenburg. Après avoir convenu que seules des données exactes sur la superficie pouvaient déterminer des impôts équitables, la totalité de Oldenburg fut mesurée. Les mesures employées furent le Katasterrute (1 Rute = 2,96 Mètres) et le Kastasterjück (1 Jück = 0,5603 Hectare). Les relevés ont eu lieu de 1836 à 1855. Il y eu 3.100 cartes dessinées à l’échelle de 1:3000, qui permirent aux fonctionnaires d’évaluer les impôts fonciers sur les terres et les maisons. Les résultats furent inscrits dans des livres (Flurbücher ou Mutterrollen). Les nouvelles taxes furent appliquées en 1866.
Après les évaluations cadastrales, il y eut les cartes des paroisses et les cartes topographiques du Grand-Duché de Oldenburg à l’échelle de 1:50.000, sur 14 feuilles.

Les relevés de 1836 restent utiles aujourd’hui quand il s’agit de superficies, de délimitations et d’attributions des biens.

Les impots enregistrés en Mutterrollen sont disponibles dans les archives. Un exemple est le dossier Best.76-25 Akz 309 Nr. 1099 “Katasterweden im Amt Damme, Kirchspiel Damme, Bauernschaft Tottinghausen – Mutterrolle 1838. Ce dossier contient des informations sur les habitants de Rottinghausen comme Vollerben, Halberben, Markkötter, Brinksitzer, et Heuermann (échantillon de la population) et indiquent :

Le numéro du cadastre

le nom de la propriété

la superficie

la nature de la propriété (champ, pré, etc.)

les taxes sur les céréales ou le foin

les impôts à payer en Rthl., Gro. Pf. (monnaie)

les noms du précèdent propriétaire et de l’acheteur actuel avec la référence à la page du cadastre.