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Allemagne - Coutumes et usages funéraires

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Coutumes et usages funéraires en Allemagne[modifier | modifier le wikicode]

De nos jours, lorsqu’une personne meurt, plusieurs étapes suivent immédiatement :

Un docteur ou l’hôpital doit constater le décès et remplir un formulaire. Le décès doit être signalé au bureau de l’état civil (mairie). Les services funéraires (pompes funèbres) doivent être contactés. Des réponses doivent être données à certaines questions.

Comment aura lieu l’inhumation :

Dans un cercueil puis dans une tombe ? Le corps sera-t-il incinéré, les cendres conservées dans une urne que l’on placera sur un mur ? La tombe portera-t-elle un nom ? Combien de temps le défunt pourrait-il rester dans cette tombe ? Par tradition les gens étaient habituellement inhumés autour de l’église et les tombes étaient perpétuelles, à la condition d’être entretenues. Puis vint le moment où l’église ne put plus – ou ne voulut plus – maintenir toutes les tombes. L’administration locale dut fournir des terrains en dehors des villes ou des villages. Les tombes furent alors « louées » pour une certaine durée (de 15 à 30 ans généralement).

Dans le passé, l’inhumation des morts se préparait suivant des règles différentes. Il n’existait ni morgues, ni pompes funèbres et les amis et les voisins aidaient à laver le corps, l’habiller et l’étendre sur un lit dans une chambre. Les gens faisaient le deuil de leurs morts en s’habillant de noir. Suivant les usages, une veuve devait porter des vêtements noirs pendant 1 à 5 ans (et certaines les gardaient toute leur vie). Les parents et beaux-parents gardaient le deuil pendant un an , les enfants également. Les petits-enfants s’habillaient de noir pendant 6 mois. Les Allemands faisaient la différence entre “tiefe Trauer” et “stille Trauer” en montrant par des signes extérieurs à quel point le décès d’un proche les affectait et l’importance qu’ils attribuaient au rituel. Cependant, la plupart des gens n’avaient pas les moyens de payer de coûteuses cérémonies et le décès était simplement enregistré dans le registre paroissial local. Beaucoup de ces entrées consistent en une simple ligne, ne donnant que très peu d’informations.

Une cérémonie de funérailles pouvait être de “Klasse I” (première classe) jusqu’à “Klasse 5”. La différence ? Dans une cérémonie de première classe le corbillard était tiré par 4 chevaux drapés de noir. Les deux chevaux de devant étaient conduits par 2 hommes habillés de noir. Puis 12 hommes accompagnaient le cercueil. Ils portaient un manteau noir et un chapeau à trois pointes voilé de crêpe. Il y avait aussi 10 assistants pour combler la tombe. Une couverture noire ornée de broderies argent enveloppait le cercueil. Par comparaison, une cérémonie de classe 5 n’avait que 2 chevaux drapés de noir et 8 hommes accompagnant le cercueil. Ils portaient des chapeaux ronds et il n’y avait que 8 assistants pour combler la tombe. Le prix était de 17 Marks au lieu de 180 Marks pour une première classe.

A partir du milieu du 16ème siècle, les sermons funéraires devinrent très populaires. Ils se répandirent avec la Réforme et durèrent pendant environ 200 ans. Appelés «  Leichenpredigten” en Allemand, c’étaient des hommages généreusement prodigués au défunt. Ce qui, à l’ origine , était destiné seulement aux hommes célèbres devint désormais courant pour les funérailles des femmes et des gens ordinaires.

Quelles informations peut-on trouver dans un Leichenpredigten? Elles sont contenues dans plusieurs parties du discours :

Le sermon devant la tombe, le curriculum vitae et la généalogie, les hommages sous forme de poèmes ou de récits et la musique.

Les Leichenpredigten étaient imprimés (et plus ou moins décorés suivant le statut social et économique de la famille) et distribués. La qualité généalogique d’un Leichenpredigt est parfois contestable. La teneur et l’exactitude sont variables. Il est par conséquent souhaitable de ne pas se fier entièrement à ces informations mais de les comparer à d’autres sources. On peut trouver les Leichenpredigten dans les bibliothèques, les archives et les universités. Pour les parcourir en ligne, voyez : www.familysearch.org , Family History Library, mot-clé de recherche : Leichenpredigten, ou allez sur : http://web.uni-marburg.de/fpmr//html/db/gesa_xs.html.

Les registres d’inhumations sont conservés à l’administration du cimetière local. Ils sont généralement sous la juridiction de la ville et sont classés dans les catégories “Bürgerservice” (service aux citoyens), “Friedhof” (cimetière), “Grünflächen” (ouverture de tombes) etc. Les registres indiquent les dates de décès et d’inhumation du défunt, son âge, son lien de parenté avec un père ou conjoint, et le numéro de la sépulture dans un certain cimetière.

Coutumes matrimoniales[modifier | modifier le wikicode]

Apres la Guerre de Trente ans, la population Allemande avait diminué de près de treize millions d’habitants. La majorité de la population se composait de femmes.  C’est pourquoi, en 1650, une loi fut créée permettant aux hommes d’avoir deux épouses.  La loi fut en vigueur pendant 10 ans et les hommes qui possédaient des biens et qui n’étaient pas mariés étaient pénalisés.  Le but étant, évidemment, de repeupler le pays. L’information provient de la région bavaroise de Nuernberg.

Source: BGN Bd 1, Heft 9 3/2008 page 169

Dans les régions Allemandes comme Lippe, une ferme appartenait à un nom de famille, se transmettait au frère ainé, laissant les autres fils sans ferme. Dans le cas où le seul héritier était une fille, elle devait se chercher un mari, qui ne pourrait pas hériter de la ferme, mais qui avait l’obligation de changer son nom de famille pour celui de sa femme. Elle avait ainsi la possibilité de garder sa ferme et son mari obtenait une ferme. La coutume existait aussi dans d’autres régions et dans d’autres pays où la loi s’appliquait au seul fils ainé.